Franziska KOCH, 2003. La rue de Romont est vouée au commerce. Cependant, bien des passants sont détournés de leurs préoccupations par cette statue.
C'est une petite femme, toute grise, d'allure bien modeste, vêtue d'une veste à capuchon et de robustes souliers, portant un cabas et dont les larmes intarissables vont se perdre dans le caniveau. Ce qui frappe, c'est l'hyperréalisme de l'oeuvre qui révèle le souci du moindre détail (on y voit même les coutures des habits) et la fragilité du personnage. L'artiste a modelé son oeuvre à partir d'une poupée ancienne et de vêtements durcis dans une résine d'époxy. Elle a en outre moulé le visage et les mains de son amie qui vivait un pénible chagrin d'amour ... Trinkwasser (eau potable) est le nom, à la fois surprenant et peut-être ironique de l'oeuvre de cette artiste zurichoise, connue comme vidéaste. Elle a été réalisée dans le cadre du 20ème Belluard Bollwerk International.



